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    Il était resté longtemps face à l’entrée. Trop longtemps sans que l’on veuille de lui. Il se lassait à refléter toujours la diversité dans sa multiplicité et sa fugacité. Il se mit donc à réfléchir autrement, à sa façon, pour que les choses changent. Il voulait, d’un seul regard, offrir l’amour inconditionnel qu’il y avait en lui. 

    Il choisirait l’élu, celui qu’il considérerait comme digne de son intérêt et de sa réflexion, et il en ferait un dieu. En attendant, goguenard, il s’amusait à faire le vide autour de lui en renvoyant aux indésirables des images déformées, maltraitant leur ego surdimensionné. 

    Soulagé, le brocanteur regarda partir l’étrange acheteur avec le grand miroir. Il y avait contemplé, radieux, pendant plus d’une heure, son reflet. Mais bon, c'était enfin une vente,  sa première depuis un mois !

     

    Rev

     


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    Il était assis devant la télé, il ne la regardait pas, alors les images s’étaient arrêtées. Il ne faisait pas attention à elles, lasses de son indifférence elles s’arrêtèrent et il ne s’aperçut de rien. Il était assis, même on pourrait dire vautré, dans son Chesterfield, il ne regardait pas sa télé.

    Il se leva pour la troisième fois en moins de dix minutes et alla se regarder devant le grand miroir de l’entrée, il revint s’asseoir et reprit son écriture. Il s’était mis à écrire sans savoir où son texte le menait. Il écrivit qu’il s’était levé pour aller se voir dans le grand miroir de l’entrée.

    Il regarda l’écran et relu son texte, ce n’était que le début d’une histoire, il ne savait pas où il voulait aller, il pensa que la suite finirait par arriver d’une façon ou d’une autre … 


    Lcm


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